J'ai envie de te partager dans cet article mon histoire personnelle avec l'ancrage. Tu vas sûrement me dire "ppff y'en a marre encore l'ancrage, de toute façon je ne sais pas ce que ça veut dire !".
Et je te comprends ! J'ai passé tellement d'années à essayer de m'ancrer et faire tout un tas de pratiques pour "y arriver" ! Cela m'est revenu lorsqu'une de mes clientes m'en a parlé. Elle me disait qu'une personne qu'elle consulte régulièrement lui conseillait de visualiser des racines partant de son coccyx et s'enfoncant dans le sol (on la connait toutes celle ci..) et que bien sûr elle galérait pour "y arriver" car elle avait du mal à voir ou ressentir ses racines...
Peut être que tu te reconnais ?
Je vais te raconter mon expérience et comment j'ai vécu ce que l'on appelle ancrage et comment j'ai fait pour "y arriver".. Prêt.e ?
Un peu de mon histoire
Depuis toute petite, je suis ce qu'on appelle une rêveuse.. La tête dans les étoiles, le mental dans la lune. A l'école, je me souviens surtout de regarder dehors par la fenêtre, en attendant que ça passe, que le temps passe, ou que le calvaire passe. Car sans le savoir, je m'échappais dans les étoiles, les rêves, les livres, pour être partout ailleurs qu'ici...Sur Terre.
Je n'en avais pas conscience et toujours sans le savoir, j'expérimentais des angoisses, des troubles anxieux, des sensations corporelles désagréables. Par exemple, j'étais très sensible aux énergies extérieures. Une personne était en colère à côté de moi et je n'étais pas bien, une musique que je n'aimais pas et j'avais les intestins vrillés, les mâchoires serrées. Je traversais le monde, parce que je n'avais pas le choix mais je crois que je ne comprenais pas ce que je faisais là et comment m'en sortir.
En gros j'étais ballotée dans ce monde, comme une boule de flipper, j'étais physiquement à la merci de ce que l'extérieur me renvoyait et j'en souffrais. Mon mental n'était pas en reste. J'ai envie de dire que lorsque nous sommes plutôt dans les "étoiles", c'est que nous sommes aussi beaucoup dans la tête, dans le mental. Et d'ailleurs celui ci ne chôme pas. J'étais devenue la reine des films à micro budget et il y en avait pour tous les goûts. Ce qui bien sûr générait beaucoup de stress et de peurs ! Quand ton mental met en scène des scénarii dignes des plus grands films hollywoodiens, avec toi en Star de cinéma et le monde extérieur en grand méchant, tu vis un stress permanent. Ton hypervigilance devient ta colocataire reloue qui ne te laisse jamais de répit.
Ta vie ressemble au projet Blair Witch et tu te demandes ce qui va t'arriver ensuite. C'est très certainement ce mode de fonctionnement qui m'a rendue agoraphobe. C'est d'ailleurs à ce moment là, alors que ma vie devenait un enfer quotidien, que j'ai entendu parler pour la première fois d'ancrage.
Je ne sais pas si tu es familière de ce principe mais en général quand quelque chose est bénéfique pour toi mais que tu n'es pas prêt à le voir ou l'entendre, tu ne comprends rien de ce qu'on t'explique. Ca te parle ? Et bien c'est ce qui m'est arrivé. On me parlait d'ancrage et je n'y comprenais rien... De quoi me parlait on ? c'était un vrai mystère..
J'avais 20 ans quand je suis "devenue" agoraphobe. (Oui car on ne choisit pas n'est ce pas? on en est victime.. oui c'est sarcastique car bien sûr avec le recul.. on voit les choses d'une autre manière). Je venais d'emménager à Nantes avec mon ex mari, je continuais mes études qui me passionnaient en LEA et je n'étais absolument pas prête à affronter " la grande ville".. Tout est devenu "trop".. Trop de bruit, trop de monde, trop de trajet, trop de distance, trop trop trop.. Et mon système nerveux a crashé.. Je n'ai rien vu venir, c'est arrivé un jour sans prévenir..( bon ok peut être que Mary Jane a eu un peu de responsabilité au départ de l'histoire mais je ne peux pas la rendre responsable de la suite.. ). Du jour au lendemain, tout est devenu difficile, prendre le tram, rester en classe, sortir... Mon corps a dit stop.
Pour gérer mes angoisses, je n'ai jamais voulu prendre de médicaments, alors je me suis tournée vers les thérapies alternatives. Lors des soins énergétiques, on me parlait de chakras racines, de rouge, d'ancrage, de racines d'arbres... J'avais 20 ans et mon cerveau faisait un blackout sur ce mot. On se dit qu'on est débile parfois à ne pas comprendre ce qu'on nous dit... Mais je crois que tout est une question d'explication... Si on m'avait expliqué ce qui m'arrivait dès le départ, plutôt que d'essayer de me débrouiller seule, peut être, vraiment peut être que le mot ancrage ne m'aurait pas paru si compliqué.
Car avec le recul, je comprends que c'est simplement notre système nerveux qui se met en mode protection face à de nouveaux schémas de fonctionnement, oui même si ceux ci sont bénéfiques. Mais c'est le sujet d'un autre article..
L'illumination
Les personnes qui m'ont accompagnée en soins énergétiques, et il y en a eu, m'ont toutes demandé de visualiser des racines rouges, descendant dans le sol.. Il a donc fallu que je me mette à la méditation, à la visualisation. Ayant l'imagination fertile ce n'était pas un problème pour moi. Par contre, j'avais beau le faire au quotidien et répéter des mantras, je ne voyais pas de différence.
En 2010, lorsque j'ai commencé ma formation en soins Esséniens, Anne Givaudan nous a dit dès le premier jour que si nous voulions voyager très loin en astral, il fallait être profondément ancré.. Oh Boy, j'étais mal barrée. Je me suis dit "encore l'ancrage, bordel, vais je y arriver ?"
J'ai tout de même compris grâce à ses enseignements, que c'est parce que je n'étais pas assez ancrée que je ressentais beaucoup de choses de l'astral sans m'en rendre compte. Toutes les fois où je ressentais des émotions qui n'étais pas les miennes, toutes les fois où les émotions prenaient le dessus, toutes les fois où mon mental créait des films anxiogènes, toutes les fois où j'étais ballotée par les événements ou les personnes. Les explications reçues à ce moment là m'ont permis de voir mon mode de fonctionnement. J'avais besoin de m'ancrer, de revenir dans mon corps au lieu de ma tête, dans le moment présent sur Terre, au lieu des étoiles.. Je ne savais toujours pas comment "y arriver".
Il y a bien entendu, le fait d'accepter sa vie sur Terre. C'est un très long sujet que je ne prends pas le temps de développer ici mais bien sûr qu'il a son importance.
C'est alors qu'en 2014 j'ai rencontré un menhir... Non ce n'est pas une métaphore, je t'explique.
Complétement déconnectée de mon corps, j'ai pourtant choisi de participer à un stage de connexion aux dévas de la nature.. Contrairement aux autres participants présents pour leur amour de la nature, moi j'en avais peur et j'y étais pour la connexion aux Dévas plus que pour la nature elle même. Ce stage fut un véritable cadeau à tellement de niveaux...
Je t'épargne le moment où couchée dans l'herbe, j'étais tendue comme un arc à l'idée de me faire grignoter par les petites bêtes...Et passons directement à ma rencontre avec le menhir le lendemain. Notre consigne était de choisir un élémental et de nous y connecter, en essayant de ressentir sa conscience et si on recevait potentiellement un message. J'ai choisi le menhir, un grand et majestueux menhir.. Je me suis adossée à lui et je me suis laissée ressentir.
C'est alors que je me suis sentie aspirée dans la terre, ce fut très rapide mais je me suis sentie engloutie dans la terre et j'ai eu besoin de reprendre ma respiration et d'ouvrir les yeux pour vérifier que j'étais toujours sur la Terre (et pas dedans). Je n'ai pas compris ce qui s'est passée tout de suite, mais j'ai pourtant tout de suite senti la différence ! J'avais enfin les yeux en face des trous ! J'étais là, présente, pleinement dans mon corps, quel cadeau !! Ce bénéfice a duré plusieurs jours, voire semaines et j'avais enfin conscience de ce que "être ancrée" voulait dire. Je me sentais tellement bien, je savais que quelque chose avait changé et en mieux. Je voyais le monde avec de nouvelles couleurs.
La question qui restait dans ma tête était "comment maintenir cet état ?"
Bien évidemment, je ne suis pas restée ancrée éternellement. Mais j'avais enfin compris qu'il valait mieux être présente et sur terre en permanence pour se sentir bien au quotidien et être aussi capable de voyager dans les étoiles. La différence, c'est que je comprenais le mot ancrage et sa signification profonde, il ne me restait plus qu'à trouver comment maintenir MON ancrage en permanence. Oui j'ai mis "mon" en majuscule car je pense que chacun doit trouver sa propre façon de se sentir ici et maintenant. Même si la façon de le faire sera dans les grandes lignes la même.
Mes conseils pour maintenir son ancrage
Nous sommes en 2026, et je ne vais pas te mentir, je ne suis pas ancrée depuis ma rencontre avec mon menhir mais depuis quelques années seulement. Peut-être 2017-2018..
Un autre conseil que j'ai enfin été capable d'entendre pour m'ancrer a été de revenir dans le corps, et pour cela j'ai choisi la danse. Cela m'a aidé à sortir du mental, revenir dans le corps, rester dans le présent. La danse joue un rôle important dans mon ancrage actuel, mais je rajoute mon ancrage quotidien qu'est la respiration.
C'est en 2019, après la lecture d'un livre que je choisis de plonger dans la respiration au quotidien. Ces pratiques quotidiennes m'ont permis de me rendre compte à quel point notre mental joue sur notre présence ici. Il est là en permanence à nous raconter des histoires, des bobards et des conseils pour nous protéger la plupart du temps certes mais parfois cela nous plombe et nous empêche de profiter de l'ici et maintenant.
La respiration est devenue mon axe d'ancrage et ma bouée de secours pour revenir au moment présent. Alors aujourd'hui, si tu as lu jusqu'ici, je te propose quelques idées pour te sentir mieux dans tes baskets, les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.
Les bienfaits de l'ancrage:
Comment se sentir de plus en plus ancré
- Revenir dans le corps par le mouvement, la création (Arts créatifs, jardinage, sport, sexualité etc.)
- Apprendre à respirer en conscience
- Reconnaître ses besoins, et apprendre à les exprimer
- Apprendre à prendre soin de ses blessures et de ses traumas
- Revenir aux sensations, aux 5 sens
- Faire des choix qui te font vibrer au quotidien pour aimer ta vie de plus en plus
- Accueillir...
Pour moi aujourd'hui, l'ancrage n'est pas une question de visualiser des racines qui plongent dans la Terre, ni être parfaitement calme, ne plus avoir peur ou même ne plus penser ! Etre ancrée, c'est pouvoir revenir. Revenir dans son corps, dans ses sensations, dans sa respiration, même si ce n'est pas agréable. L'ancrage n'est pas un état que l'on atteint une fois pour toutes. C'est plutôt une capacité que l'on cultive, encore et encore.
Alors oui, l'ancrage.. encore 😉
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